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Sikasso-Koulikoro : Le projet PAAR assure l’entretien courant de ses pistes aménagées

Le PAAR doit aménager 1.700km de pistes

Les productions agricoles et leur exportation occupent une place de choix dans le Produit intérieur brut. C’est dans ce contexte que le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (Paar) pour le désenclavement et le développement du monde rural avec l’aménagement des pistes rurales et la réalisation d’infrastructures communautaires le long des villages riverains des pistes aménagées dans les Régions de Koulikoro et Sikasso. Ces deux régions, qui sont les zones d’intervention du projet, sont réputées être des bassins de production agricole par excellence et sont confrontés à des difficultés énormes pour évacuer leurs productions faute de routes praticables en toutes saisons.

Le PAAR entre dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement. L’objectif de développement du projet est d’améliorer et de pérenniser l’accès routier des communautés paysannes aux marchés et aux services de base dans la zone d’intervention du projet.

D’une durée de cinq ans, avec une mise en œuvre séquencée sur quatre phases d’intervention, la zone d’intervention de la phase initiale du projet est la Région de Koulikoro (à l’exception du Cercle de Nara) et la Région de Sikasso. Le projet doit aménager 1.700 km de pistes pour relier les zones de productions aux zones de consommation et faciliter l’accès des services sociaux de base aux populations. Il bénéficiera directement à 650.000 personnes, dont 51% de femmes et créera environ 144.000 emplois en cinq ans.

Il faut dire que le Paar est en cohérence avec les objectifs de la Stratégie nationale du transport en milieu rural qui consiste à promouvoir les techniques de travaux à faible coût et à Haute intensité de main-d’œuvre (Himo) faisant appel à la population locale. La réalisation de ce projet permettra également d’étendre et de consolider les acquis du Second Projet sectoriel des transports (PST2) qui vient de prendre fin et qui se focalisait déjà sur les zones rurales pour améliorer l’accès des communautés aux services socio-économiques et pour promouvoir les secteurs de production agricole.

Une des spécificités du Paar est d’assurer l’entretien courant et continu des pistes aménagées par le projet. En effet, pour assurer une meilleure appropriation et pérennisation par les communautés bénéficiaires des infrastructures routières réalisées par le projet, leur maintenance à travers un entretien courant continu s’avère une nécessité. La composante 2 du projet, Entretien courant et Sécurité routière vise à mettre en place un mécanisme de financement et de mise en œuvre pérenne et efficace des activités relatives à l’entretien des 1.700 km de pistes rurales en vue de préserver et pérenniser les investissements réalisés.

C’est dans cette logique que le projet Paar, conformément à ses objectifs, assurera cette activité importante à travers la mise en place des brigades d’entretien courant dans les villages situés le long des pistes aménagées. Afin que les populations elles-mêmes assurent cette maintenance avec l’appui des Organisations non gouvernementale et des structures techniques partenaires.

Les ONGs retenues sont SOS KBK pour la Région de Koulikoro et 3 AG pour la Région de Sikasso. Ces ONG d’intermédiation sociale sont chargées de la mise en place et de la formalisation des brigades constituées et le suivi du mécanisme de la maintenance des pistes aménagées par ces brigades. La formation des ONG et des brigades villageoises a été assurée par l’Institut national de formation professionnelle pour le bâtiment, les transports et les travaux publics (INFP/BTP), qui est un partenaire du projet pour l’entretien courant des pistes rurales.

Aminata Dindi
SISSOKO

PAAR : Les bénéficiaires activement impliqués

L’équipe du projet recueille les données d’un smartphone connecté à l’ordinateur

Le concept de l’engagement citoyen et particulièrement du suivi communautaire des travaux, instauré par la Banque mondiale au niveau du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), est une approche participative du développement local qui impacte positivement la qualité des travaux. Il favorise l’entretien des infrastructures réalisées, leur pérennisation par les bénéficiaires et améliore les résultats atteints par le projet. Le principe étant que la durée de vie d’une œuvre communautaire non concertée est très limitée dans le temps du fait des problèmes liés à son appropriation et à sa pérennisation par les bénéficiaires. Un suivi qui implique directement les bénéficiaires à toutes les étapes du processus de conception et de mise en œuvre du projet améliore nettement les résultats dudit projet et permet la satisfaction des communautés (identification et choix du besoin, participation active à la réalisation des activités, implication dans le suivi de proximité, appropriation de l’œuvre pour sa pérennisation).
Le suivi communautaire des activités du projet PAAR implique les organisations locales au niveau communal et régional. Le comité de contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) est une organisation de la société civile basée au niveau régional (Koulikoro et Sikasso) et les points focaux du projet sont choisis par les communes partenaires en raison d’un point focal par commune. Il existe de nos jours 41 points focaux et 02 organisations de CCAP qui travaillent ensemble avec l’appui et l’assistance du projet pour assurer le suivi communautaire des activités du PAAR dans ses deux régions d’intervention : Koulikoro et Sikasso. Le comité régional du contrôle citoyen de l’action publique CR/CCAP a été mis en place en août 2016 par les organisations de la société civile de Sikasso (groupements, associations, ONGs de la société civile). Il a été motivé par le constat de la réduction de l’impact des financements sur la qualité de vie des populations. Ses actions de contrôle permettent à la population d’intégrer et de participer au processus de développement. Il permet de renforcer la participation des bénéficiaires et promouvoir une interaction entre les communautés et les autorités locales afin d’accroître la transparence et la responsabilisation.
Il vise également à accroitre l’efficacité, l’efficience et la transparence de la dépense publique, à alerter toutes les parties prenantes et à effectuer des questionnements de la société sur la gestion publique. Les points focaux sont mis en place en assemblée générale des populations au niveau des communes partenaires du PAAR. Chaque point focal est doté par le projet d’un téléphone smartphone avec installation d’un logiciel spécifique adapté aux besoins du projet et qui a été développé par la société informatique Lenali. Les points focaux sont formés par le projet à la manipulation correcte des smartphones pour la réalisation des sondages qui sont effectués dans les villages riverains des pistes à aménager. Ces sondages consistent à poser aux populations des villages situés le long des pistes à aménager dans une commune partenaire, des questions relatives aux activités du projet avant, pendant et après les travaux. Chaque point focal réalise une centaine de sondages par campagne et par phase de questionnaires en rapport avec l’évolution des travaux. Les réponses des populations sondées sont envoyées sous forme de SMS au CCAP basé au niveau régional. De l’avis des populations, des collectivités et des points focaux des communes partenaires, cette innovation dans la collaboration de travail, est la toute première constatée dans un projet de développement impliquant ainsi les bénéficiaires dans la réalisation et le suivi des travaux d’aménagement de pistes. Leur implication a permis au projet de prendre en charge des préoccupations réelles. Un comité de médiation a été mis en place dans chaque commune pour la gestion des plaintes et des doléances formulées par les populations.

Synthèse
Khalifa DIAKITÉ

Projet d’accessibilité rurale à Sikasso : Des avancées notables

Mme Traoré Seynabou Diop avec les maires des communes bénéficiaires du projet

La ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Traoré Seynabou Diop, a visité, du 27 février au 1er mars dans la Région de Sikasso, certaines infrastructures réalisées par le Projet d’accessibilité rurale (PAAR), une initiative du gouvernement du Mali avec l’appui financier de la Banque mondiale.
Cette visite intervenait après celle de Koulikoro le mois dernier. Sikasso et Koulikoro constituent les deux zones d’intervention de ce projet. À Sikasso, le coût global des travaux de la phase I du PAAR est estimé à plus de 5,361 milliards de Fcfa. Dans cette région, le Projet a aménagé des pistes qui ont désenclavé deux cercles, 11 communes et 36 villages.
Le projet a aussi réalisé 37 aménagements connexes dans les villages traversés, soit 14 blocs de trois salles de classes (42 salles de classes), huit points d’eau, un centre de santé construit, un autre réhabilité, un périmètre maraîcher, deux blocs d’une salle d’hospitalisation, sept clôtures d’écoles et un magasin de stockage plus bureau. Le PAAR a également constitué, équipé et formé 48 brigades villageoises.
Son coordinateur adjoint, Daouda Moussa Koné, a expliqué que son projet intégrateur réalise, outre des pistes, un aménagement connexe au niveau de chaque village. Au total, il doit aménager environ 1.700 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et Sikasso pour cinq ans. «Ces pistes doivent être construites sur la base de la méthode de traitement des points critiques. C’est-à-dire les rendre cyclables à minimum 40 km à l’heure, en toute saison pour que les populations puissent vaquer à leurs occupations et surtout faire sortir le surplus de production des lieux de production vers les lieux de consommation et de commercialisation», a-t-il précisé.
Au titre de la phase II, le coordinateur Koné a indiqué que le projet aménagera 265 km de pistes rurales dans la Région de Sikasso. Les travaux ont démarré le 1er novembre dernier pour un délai de sept mois et se poursuivent.
Quant aux aménagements connexes, ils sont au stade des études techniques.
La visite de la ministre des Infrastructures et de l’Équipement a essentiellement porté sur les tronçons Niéna-Blendio-Kesséna-Doumanani-Zibangolola sur 58 km (une piste de la phase I dont les travaux et les aménagements connexes sont terminés) et la piste Chobougou-Niamala-Tounfouga-Siola-Tinankoloba-Wola-Dionkala-Falani-Ouélassébougou-Sanso sur 61,5kms (phase II dont les travaux sont en cours). Mme Traoré Seynabou Diop a pu visiter tous les aménagements connexes de la phase I du projet. C’est une population joyeuse qui a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et à la Banque mondiale au cours d’une cérémonie de remise des clés aux différents villages bénéficiaires du projet à Blendio.
Sétou Diarra, habitante de l’une des communes bénéficiaires, n’a pas caché sa joie. «Certaines routes étaient impraticables à telle enseigne qu’il y avait des morts. En cas de maladie qui nécessitait des évacuations, certains chauffeurs refusaient de venir à cause de l’état de dégradation des voies. Aujourd’hui, cela n’est qu’un mauvais souvenir», a-t-elle témoigné. Alassane Diallo, élève-maître a, lui, souligné que grâce à l’aménagement des pistes, le temps de parcours a été assez réduit. Les trajets qui duraient deux heures sont désormais faisables en moins d’une heure.
Au nom des sept maires, Salifou Diallo de Blendio a remercié le gouvernement et la Banque mondiale, pour l’aménagement de la piste qui facilite désormais le trafic routier et contribue à améliorer les activités économiques des populations. Il a également remercié pour les ouvrages connexes réalisés, notamment les salles de classes, les points d’eau potable, les clôtures d’écoles, la maternité d’un village, le magasin de stockage de Blendio.
Le président du conseil régional de Sikasso a indiqué que le PAAR s’inscrit en droite ligne des orientations de développement de la Région de Sikasso fixées dans le Plan stratégique de développement régional. Pour Yaya Bamba, le choix des pistes a été fait sur la base du schéma directeur de façon participative avec l’ensemble des présidents des conseils de cercles. Les aménagements connexes sont également l’expression des attentes fortes et légitimes des populations et les maires se sont fortement impliqués dans le processus.
À la fin de ce périple, la ministre Seynabou Diop a apprécié la qualité des travaux. «Ils ont été menés avec professionnalisme et sérieux. L’entreprise fait du bon travail. Il lui reste 40% des tâches à accomplir. Nous allons booster le travail à ce niveau là», a-t-elle promis. Pour elle, la phase II avance bien, les phases III et IV pourront bientôt être engagées à ce rythme là.

Aminata Dindi Sissoko L’ESSOR ( Envoyée spéciale)

Région de Koulikoro : Le PAAR fait des heureux

Au Mali, la plupart des voies de communication sont défectueuses, notamment en milieu rural. Cette situation entrave la libre circulation des personnes et des biens. Les pistes rurales sont impraticables, surtout pendant l’hivernage, ce qui rend difficile l’acheminement des productions agricoles et l’accès aux services de base. Pour alléger ces difficultés, le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le Projet d’appui à l’accessibilité rurale (PAAR). Exécuté à travers le ministère des Infrastructures et de l’Équipement pour une durée de cinq ans, il vise à améliorer et pérenniser l’accès routier des communautés paysannes aux marchés et aux services sociaux de base dans ses différentes zones d’intervention : la Région de Koulikoro à l’exception du Cercle de Nara (raison sécuritaire) et la Région de Sikasso.
Pour sa première phase dans la Région de Koulikoro, le PAAR a fait plusieurs réalisations, dont le financement s’élève à 5,721 milliards de Fcfa. L’on peut citer l’aménagement de 204 km de pistes rurales, la réalisation de 36 aménagements connexes dans les villages traversés, l’équipement de 33 salles de classes équipées, la construction de 6 points d’eau, 1 centre de santé réhabilité, 5 périmètres maraîchers, 2 marchés en hangars et des toilettes, 2 magasins de stockage, 8 clôtures d’école et de CSCOM. Le projet a également constitué, formé et équipé 50 brigades villageoises pour l’entretien courant des pistes aménagées par la méthode HIMO (Haute intensité de main d’œuvre).
Pour constater de visu ces réalisations, la ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Traoré Seynabou Diop, a effectué une visite samedi dernier dans la Région de Koulikoro, en compagnie de Kofi Nouve de la représentation de la Banque mondiale au Mali et Pierre Bonneau, chargé des programmes infrastructures.
Première étape de sa visite, la ministre et sa délégation se sont rendues à Fanafiècoro dans la Commune de Kambila où elles ont visité trois salles de classes réalisées et équipées par le PAAR. Elles se sont ensuite rendues à Kababougou dans la commune de Kalifabougou où le projet a également réalisé trois salles de classes.
Après ces deux étapes, Mme Traoré Seynabou Diop et sa délégation ont mis le cap sur Kalifabougou. Dans ce village, le PAAR a aménagé des hangars au marché et des blocs de latrines. Des salles de classes sont également en cours de réalisation. Pour améliorer la sécurité des infrastructures scolaires, des enseignants et des élèves dans l’enceinte des établissements, le projet a réalisé la clôture de 6 écoles parmi lesquelles, celle de Bassabougou.
La ministre des Infrastructures et de l’Équipement a bouclé la visite des infrastructures à Zéala où le PAAR a également réalisé un périmètre maraîcher. D’une superficie de deux hectares, la réalisation permettra aux femmes de mener des activités génératrices de revenus et d’améliorer l’alimentation au sein des familles.
À la suite de ces visites, Mme Traore Seynabou Diop a officiellement remis les clés des infrastructures terminées aux différents bénéficiaires au cours d’une cérémonie organisée à Kalifabougou. Les communes bénéficiaires étaient Guihoyo, Daban, Faladié, Kalifabougou, Diago et Kambila.
Le maire de Kalifabougou a expliqué que ces réalisations sont d’une importance capitale pour le désenclavement de leur zone. «Nos communes constituent une zone de production par excellence mais à cause des difficultés d’accès, les produits agricoles ne pouvaient pas atteindre les marchés où ils ont de la valeur ajoutée. La réalisation de cette piste nous permet désormais d’acheminer nos produits agricoles dans les centres de consommation et de commercialisation; la piste a facilité l’accessibilité de notre zone» a-t-il dit.
Pour sa part, la ministre a exprimé sa satisfaction quant aux différentes réalisations. «Quand on commence des travaux et qu’on les voit finir, on ne peut qu’être heureux», a dit Mme Traoré Seynabou Diop, ajoutant que le PAAR dont la première phase vient de finir, a été initié sur la vision du président de la République. «Il nous a été instruit avec le partenariat de la Banque mondiale de mettre tout en œuvre pour que ce projet soit. Notre inquiétude était de réaliser les infrastructures dans le temps afin de satisfaire les populations bénéficiaires. Cette phase a été réalisée de façon remarquable», s’est-elle félicitée.

Aminata Dindi Sissoko
Envoyée spéciale L’ESSOR

Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale : La sauvegarde sociale est déterminante dans sa mise en œuvre

Dans le cadre de la mise en œuvre de la phase I du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), il a été réalisé 71 infrastructures de développement communautaires: 36 dans la Région de Koulikoro et 35 dans la Région de Sikasso. Ces réalisations sont composées de salles de classes et clôtures d’écoles, de forages avec de pompes à motricité humaine, de centres de santé et de périmètres maraîchers en faveur des villages traversés par les pistes aménagées. On note également l’aménagement de deux marchés dans la Région de Koulikoro avec la construction de hangars et de latrines pour favoriser la commercialisation au niveau local et des magasins communautaires de stockage.
Au titre de la phase II, le projet envisage d’aménager 572 km de pistes rurales et de réaliser 93 aménagements connexes dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso, dont des infrastructures scolaires, sanitaires, des points d’eau, des périmètres maraîchers et des magasins. En plus de ces réalisations, le PAAR prévoit des conditions de leur entretien par les populations bénéficiaires. Dans cette logique, il a mis en place un mécanisme d’entretien courant des pistes aménagées soutenu par la facilitation sociale des organisations non gouvernementales (ONG). Les ONG SOS-KBK et 3AG sont respectivement retenues pour conduire les activités d’intermédiation sociale et le suivi des travaux d’entretien courant par la méthode de haute intensité de main oeuvre (HIMO) au niveau des Régions de Koulikoro et de Sikasso. Elles ont démarré les prestations depuis fin décembre 2018 auprès des collectivités territoriales et les populations des communes partenaires de la phase I du projet au niveau des deux régions. Ces ONG ont été formées par l’Institut national de formation professionnelle en bâtiment (INFP/BTP) sur les différents modules techniques nécessaires à la gestion des barrières de pluie et des travaux d’entretien courant des pistes aménagées. Un des objectifs essentiels du projet est la pérennisation des infrastructures réalisées, par la promotion de la main d’œuvre locale et la mobilisation communautaire.
à cet effet, le projet bénéficiera directement à 650.000 personnes, dont 51% de femmes et créera environ 144.000 emplois en cinq ans. Ces emplois locaux seront essentiellement créés à travers les activités des brigades d’entretien opérationnelles sur le terrain avec la gestion des barrières de pluie et la réparation des dégradations constatées sur les pistes aménagées. Le Cadre politique de réinstallation (CPR) et le Plan d’actions de la réinstallation (PAR) sont des instruments élaborés par le PAAR. De ce fait, l’objectif du Cadre politique de réinstallation des populations est de clarifier les principes guidant la réinstallation, les dispositions organisationnelles et les critères conceptuels devant être appliqués pendant l’exécution du projet dans les cas, où, il y a une réinstallation. Le CPR élaboré dans le cadre du projet a abouti à deux plans d’actions de réinstallation pour la phase I, dont un sur l’axe Kangaba-Karan-Nougani (Koulikoro) et l’autre sur l’axe Tabarako-Doumanaba-Blendio (Sikasso). Deux autres plans d’actions de réinstallation pour la phase II du projet étaient prévus sur les axes Siobougou-Wola, Dionkala-Falani-Sanso, Kadiola-Kambo-Ouattarasso-Loulouni dans la Région de Sikasso et sur l’axe de Kiban-Toukoroba-Tamani-Nyamina. Ces plans d’actions de réinstallation avaient comme objectifs, d’identifier les personnes affectées par le projet (PAPs) ainsi que la nature, l’ampleur et la valeur des pertes subies par le fait de l’aménagement des pistes rurales concernées par le projet et de proposer des mesures de compensation justes et équitables. Il faut rappeler que pour la phase I du projet, 27 personnes ont été indemnisées pour les deux régions. Aussi, le Plan d’actions de la réinstallation (PAR) de la phase I, sur l’axe Tabarakor-Doumanaba avait identifié les femmes membres de l’association « Djiguitugu » de la Commune de Tiankady comme étant un groupe vulnérable. En tant que telle, cette association bénéficie, en plus de la compensation des pertes de biens, d’un périmètre maraîcher qui contribuera à améliorer leurs sources de revenus et leurs moyens d’existence.
Pendant la préparation de la phase II, deux autres PARs ont été élaborés sur trois axes, dont deux pour Sikasso et un pour Koulikoro. Ils ont porté sur un total de 109 personnes affectées, 60 personnes dans la Région de Sikasso, dont 11 femmes et 49 personnes dans la Région de Koulikoro.
L’engagement citoyen vise à renforcer la participation et l’adhésion des bénéficiaires pour assurer une meilleure pérennisation des résultats de développement du projet. Un mécanisme de gestion des plaintes (MGP) a été mis en place au niveau de chaque commune partenaire du projet. Au total, 18 comités de médiation fonctionnels ont été installés dans les communes partenaires de la phase I et 23 comités au titre de la phase II. En outre, le mécanisme de gestion des plaintes de l’UNC/PAAR a permis de résoudre de réels problèmes vécus par les populations riveraines des pistes à aménager et consécutifs aux travaux en cours. Il faut noter que du début des activités du PAAR à nos jours, aucune plainte liée aux violences basées sur le genre (VBG) n’a été enregistrée. Les entreprises dans la mise en œuvre de leurs activités, disposent d’un règlement intérieur traitant des aspects liés aux violences basées sur le genre. Ce règlement intérieur qui est partie intégrante des contrats de prestation des travailleurs sur le site, est lu, approuvé et signé par chaque employé.

Khalifa DIAKITÉ
L’ESSOR

Mobilité rurale : Le PAAR réalise 445 km de pistes rurales cyclables en toutes saisons

Pays continental et très enclavé, les pistes rurales au Mali sont très souvent impraticables en période d’hivernage, rendant difficile l’acheminement des productions agricoles vers les centres de consommation et accentuant ainsi la pauvreté des ruraux. L’accès aux services sociaux de base est également problématique avec des pertes en vie humaine et un taux important de déperdition scolaire. Avec une croissance démographique importante et une population urbaine appréciable exigeant un approvisionnement constant en denrées alimentaires provenant du milieu rural, l’acheminement des produits agricoles nécessite la disponibilité d’infrastructures routières, notamment au niveau des bassins de productions agricoles. Pour faciliter la mobilité rurale, le gouvernement a initié le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), avec l’appui de la Banque mondiale.

L’objectif du PAAR est d’améliorer et de pérenniser l’accès routier des communautés paysannes aux marchés et aux services de base dans la zone d’intervention du projet qui est la Région de Koulikoro (à l’exception du cercle de Nara) et la Région de Sikasso. La durée du projet est de cinq ans (2017-2022) avec un cofinancement de la Banque mondiale et de l’Etat malien. Le projet bénéficiera directement à 650.000 âmes, dont 51% de femmes et créera environ 144.000 emplois en cinq ans.
Le PAAR doit aménager 1700 km de pistes pour relier les zones de productions aux zones de consommation. Ces travaux qui devraient être initialement réalisés en quatre phases successives ont été ramenés à trois. La phase 1 (2017-2018) porte sur les travaux d’aménagement de 445 km, dont 204 km de pistes rurales dans la Région de Koulikoro et 241 km dans la Région de Sikasso. La phase 2 (2018-2019) porte sur les travaux de 574 km, dont 309 km de pistes rurales dans la Région de Koulikoro et 265 km dans la Région de Sikasso. Alors que la phase 3 (2019-2020), porte sur les travaux de 673 km de pistes, dont 318 km dans la Région de Koulikoro et 355 km dans la Région de Sikasso.

Le projet comprend quatre principales composantes. La 1ere composante finance l’aménagement d’environ 1 700 km de pistes rurales pour le désenclavement des bassins de production agricole et pour l’inclusion sociale à travers la réalisation de plusieurs aménagements connexes au profit des communautés desservies. La deuxième assure l’entretien courant des pistes rurales améliorées en utilisant la méthode de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) et des actions de sécurité routière. La 3è finance les coûts opérationnels du projet liés à son fonctionnement, à la gestion des mesures de sauvegarde environnementale et sociale et aussi l’engagement citoyen en vue de s’assurer la participation et l’engagement des bénéficiaires pour une meilleure pérennisation des résultats de développement du projet.
La dernière composante est activée pour financer les activités d’intervention d’urgence afin de faire face aux situations de crise et d’urgence.
Les travaux du projet ont été lancés, le 15 janvier 2018, par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Le PAAR, au titre de la phase 1, a aménagé des pistes dans les régions de Koulikoro et de Sikasso. Dans la Région de Koulikoro, on peut retenir 204 km de pistes. Les 241 km de pistes ont été réalisés dans la Région de Sikasso.

Du lancement du projet à nos jours, 445 km de pistes ont été aménagés et les réceptions provisoires ont été effectuées avec la réalisation des travaux confortatifs. La stratégie d’intervention du projet est le traitement des points critiques afin de rendre les pistes cyclables en toutes saisons. Une des originalités du PAAR est la participation citoyenne. Le concept de l’engagement citoyen est la base de la stratégie d’intervention du projet qui garantit l’implication, la participation, l’appropriation et la pérennisation des actions de développement du projet. Ce concept englobe les concertations publiques au cours desquelles les communautés de façon participative identifient leurs besoins prioritaires, le mécanisme de gestion des plaintes, conflits et doléances avec la mise en place des comités de médiation au niveau de chaque commune partenaire et le suivi communautaire des travaux par les populations à travers un point focal choisi par commune.

71 villages riverains des 445 km aménagés de la phase 1 bénéficieront d’aménagements connexes, dont 52 constructions (écoles, centres de santé, magasins de stockage), 19 forages dans les deux régions, dont quatre avec périmètres maraîchers pour les femmes. Ces travaux sont en cours et seront livrés aux populations d’ici la fin de l’année 2019. La seconde composante sur l’entretien courant des pistes aménagées et la sécurité routière mettra en place un mécanisme d’entretien courant des pistes rurales par la méthode de haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Pour l’entretien courant des pistes aménagées, des brigades villageoises ont été mises en place au niveau de tous les villages riverains.

Les résultats initialement obtenus pour la phase 1 du projet en matière d’amélioration de la sécurité routière sur les pistes aménagées sont variés : 10 agents formés à la certification et en audit/inspection de sécurité routière, 12 tricycles médicalisés offerts aux CSCOM des communes de la phase 1, dont sept pour Sikasso et cinq pour Koulikoro dans le but d’assurer l’évacuation des malades des villages vers le CSCOM. Les catadioptres ou réflecteurs au nombre de 2.500 ont été acquis et seront fixés sur les moyens intermédiaires de transport, les élèves de 25 établissements scolaires ainsi que 25 chauffeurs et conducteurs routiers ont été sensibilisés aux règles de la sécurité routière.
Les travaux sont imminents pour les pistes de la phase 2 du PAAR, leur démarrage interviendra dans les semaines à venir. Les pistes des phases 3 et 4 sont également identifiées.

Khalifa DIAKITÉ
L’ESSOR

RENFORCEMENT DE CAPACITÉS DU PERSONNEL DU PROJET PAAR

La coordination du Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR) avec son partenaire stratégique qu’est la Banque Mondiale, ont initié le renforcement de capacités du personnel du projet à travers des formations ciblées dans la sous région

C’est dans cette logique que le spécialiste en communication et engagement citoyen du projet a bénéficié d’une formation sur les « Nouvelles techniques de communication avec l’entreprise et les institutions publiques » tenue à Dakar au Sénégal du 02 au 13 septembre 2019