Région de Koulikoro : Le PAAR fait des heureux

Au Mali, la plupart des voies de communication sont défectueuses, notamment en milieu rural. Cette situation entrave la libre circulation des personnes et des biens. Les pistes rurales sont impraticables, surtout pendant l’hivernage, ce qui rend difficile l’acheminement des productions agricoles et l’accès aux services de base. Pour alléger ces difficultés, le gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le Projet d’appui à l’accessibilité rurale (PAAR). Exécuté à travers le ministère des Infrastructures et de l’Équipement pour une durée de cinq ans, il vise à améliorer et pérenniser l’accès routier des communautés paysannes aux marchés et aux services sociaux de base dans ses différentes zones d’intervention : la Région de Koulikoro à l’exception du Cercle de Nara (raison sécuritaire) et la Région de Sikasso.
Pour sa première phase dans la Région de Koulikoro, le PAAR a fait plusieurs réalisations, dont le financement s’élève à 5,721 milliards de Fcfa. L’on peut citer l’aménagement de 204 km de pistes rurales, la réalisation de 36 aménagements connexes dans les villages traversés, l’équipement de 33 salles de classes équipées, la construction de 6 points d’eau, 1 centre de santé réhabilité, 5 périmètres maraîchers, 2 marchés en hangars et des toilettes, 2 magasins de stockage, 8 clôtures d’école et de CSCOM. Le projet a également constitué, formé et équipé 50 brigades villageoises pour l’entretien courant des pistes aménagées par la méthode HIMO (Haute intensité de main d’œuvre).
Pour constater de visu ces réalisations, la ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Traoré Seynabou Diop, a effectué une visite samedi dernier dans la Région de Koulikoro, en compagnie de Kofi Nouve de la représentation de la Banque mondiale au Mali et Pierre Bonneau, chargé des programmes infrastructures.
Première étape de sa visite, la ministre et sa délégation se sont rendues à Fanafiècoro dans la Commune de Kambila où elles ont visité trois salles de classes réalisées et équipées par le PAAR. Elles se sont ensuite rendues à Kababougou dans la commune de Kalifabougou où le projet a également réalisé trois salles de classes.
Après ces deux étapes, Mme Traoré Seynabou Diop et sa délégation ont mis le cap sur Kalifabougou. Dans ce village, le PAAR a aménagé des hangars au marché et des blocs de latrines. Des salles de classes sont également en cours de réalisation. Pour améliorer la sécurité des infrastructures scolaires, des enseignants et des élèves dans l’enceinte des établissements, le projet a réalisé la clôture de 6 écoles parmi lesquelles, celle de Bassabougou.
La ministre des Infrastructures et de l’Équipement a bouclé la visite des infrastructures à Zéala où le PAAR a également réalisé un périmètre maraîcher. D’une superficie de deux hectares, la réalisation permettra aux femmes de mener des activités génératrices de revenus et d’améliorer l’alimentation au sein des familles.
À la suite de ces visites, Mme Traore Seynabou Diop a officiellement remis les clés des infrastructures terminées aux différents bénéficiaires au cours d’une cérémonie organisée à Kalifabougou. Les communes bénéficiaires étaient Guihoyo, Daban, Faladié, Kalifabougou, Diago et Kambila.
Le maire de Kalifabougou a expliqué que ces réalisations sont d’une importance capitale pour le désenclavement de leur zone. «Nos communes constituent une zone de production par excellence mais à cause des difficultés d’accès, les produits agricoles ne pouvaient pas atteindre les marchés où ils ont de la valeur ajoutée. La réalisation de cette piste nous permet désormais d’acheminer nos produits agricoles dans les centres de consommation et de commercialisation; la piste a facilité l’accessibilité de notre zone» a-t-il dit.
Pour sa part, la ministre a exprimé sa satisfaction quant aux différentes réalisations. «Quand on commence des travaux et qu’on les voit finir, on ne peut qu’être heureux», a dit Mme Traoré Seynabou Diop, ajoutant que le PAAR dont la première phase vient de finir, a été initié sur la vision du président de la République. «Il nous a été instruit avec le partenariat de la Banque mondiale de mettre tout en œuvre pour que ce projet soit. Notre inquiétude était de réaliser les infrastructures dans le temps afin de satisfaire les populations bénéficiaires. Cette phase a été réalisée de façon remarquable», s’est-elle félicitée.

Aminata Dindi Sissoko
Envoyée spéciale L’ESSOR